(relevées à la fin de chaque session Agape)
Recherche Agape initiée par le Dr Bernard Auriol
(1 Octobre 2001)
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Certains chercheurs pensent que la situation de groupe est défavorable en parapsychologie.
Si on veut – comme nous – travailler en groupe malgré cela, nous devrons examiner si certaines données quantitatives sont plus favorables que d’autres ? Peut être pourrions nous découvrir un « cardinal optimum »
Au cours des expériences AGAPE, le choix d’être émetteur ou récepteur était laissé à l’initiative des participants au début de chaque session. Il n’était pas permis de changer de rôle au cours de la session.
Cependant les participants étaient encouragés à « essayer » les deux situations au cours de sessions distinctes. Au cours d’une pause de AGAPE103, K.(récepteur) dit à B. Auriol (récepteur) qu'il a eu tendance à « se brancher sur lui » comme s’il était émetteur, du fait que ce dernier était émetteur la fois d'avant : les participants sont amenés à changer de rôle d’une session à une autre. Est-ce que cela conduit à des effets particuliers comme celui ci ?
Si le nombre des volontaires en tant qu’émetteurs dépassait 16, nous étions obligés de demander à un ou plusieurs d’entre eux d’accepter le rôle d’émetteur.
Surtout dans les premières sessions, nous avons demandé aux participants de s’arranger pour qu’il y ait un nombre d’émetteurs « suffisant »…
Si le nombre de participants dépassait 32, nous demandions à un certain nombre de revenir à une autre session (on pouvait difficilement dépasser une quinzaine d’émetteurs en raison de l’exiguïté du local attribué aux émetteurs).
Nous avons, un certain nombre de fois proposé ou même imposé qu’il n’y ait qu’un seul récepteur et que tout le reste des participants (<16) soient émetteurs. Ceci a été difficile à obtenir vue la résistance de plusieurs participants à jouer le rôle d’émetteur, jugé moins « intéressant ».
Dans une étude ultérieure, il serait opportun de comparer les résultats selon que
Agape002.1 avait été constitué, autant que possible, de couples de partenaires auxquels on demandait de se distribuer, l’un chez les émetteurs, l’autre chez les récepteurs. Cette règle a été ensuite pas mal altérée, et déjà à partir de AGAPE002.2
Un participant d’AGAPE071 indique que lorsqu'il y a des émetteurs inconnus, il trouve moins bien. Le questionnaire sociométrique proposé à partir d’AGAPE018, permettra de vérifier si une connaissance plus forte entre émetteurs et récepteurs est favorable ou non.
Les interactions émotionnelles entre les participants peuvent-elles influer sur les résultats ? Par exemple : une participante attribue son succès à la présence de deux amies chez les émetteurs (AGAPE080). Une autre n'est pas venue parcequ'à la dernière séance X a eu l'air de dire qu'elle était un émetteur perturbateur (AGAPE072). Marc estime qu’il serait favorable de travailler entre membres de couples : chacun des deux essayant d’envoyer de l'amour à l'autre (AGAPE162).
Stéphanie et Coralie remarquent que se connaissant l'une l'autre, elles sont capables de prévoir ce que l'autre va jouer... ceci n’étant pas forcément une intuition psi… Pour explorer ce type d’interaction, nous avons demandé aux récepteurs d’indiquer leur degré de « sentiment connectif » par rapport à chacun des autres participants (sentiment d’être plus ou moins « sur la même longueur d’onde » que l’autre). Ce sentiment, d’être « branché » avec quelqu’un, est-il favorable ou non à la production de bonne réponse lorsque l’un des deux est émetteur et l’autre récepteur, ou de réponses en « connivence » lorsque les deux sont récepteurs ? Ceci pourra être évalué statistiquement sur les groupes à partir de AGAPE042.
Les questionnaires permettront d’esquisser pour chaque session une matrice sociométrique :
hiérarchie de la connaissance ou du branchement (leader, dernier, etc). Est-ce que les leaders réussissent mieux que les autres à
Est-ce que les sujets mal classés réussissent moins bien ?
Il a été fait quelques essais de sessions avec utilisation de l’hypnose. Denis pense que l'hypnotiseur devrait conditionner les émetteurs au succès, les motiver, les 'brancher sur les récepteurs'. Marie Rose, Professeur de Yoga déclare qu’en relaxation profonde son énergie d’émission de la pensée était très diminuée par rapport à l'état normal. Elle explique « on devrait accentuer consciemment cette poussée énergétique. Au fur et à mesure que cette concentration au niveau de la détente diminue, ma concentration énergétique pour la projection augmente ! » (AGAPE107)
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Groupe N° 1 (modulo 4) |
Groupe N° 2 (modulo 4) |
Groupe N° 3 (modulo 4) |
Groupe N° 4 (modulo 4) |
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Emetteurs en Relaxation Neutre |
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Emetteurs Concentrés (Non en Relaxation) |
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Récepteurs en Relaxation Neutre |
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Récepteurs Concentrés (Non en Relaxation) |
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Plan pour l’étude des effets de la Relaxation Neutre (Sans image mentale prescrite) sur l’ESP |
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Les émetteurs ont tenté diverses stratégies, mais le caractère « non-protocolaire » de ces tentatives ne permet pas toujours de les analyser statistiquement pour apprécier leur pertinence. Il est cependant bon de faire la liste de ces tentatives, telles qu’elles sont décrites dans les remarques enregistrées après chaque séance.
1) l’émetteur mime autant qu’il le peut le mot à émettre, le joue avec force gestes, comme s’il s’agissait de le faire deviner à un groupe sans employer le langage verbal (Agape050)
2) l’émetteur explique le mot, le commente (Agape050).
3) L’émetteur associe tout ce qui lui passe par la tête à propos de ce mot
4) L’émetteur fait des jeux de mots à partir de ce mot
5) L’émetteur « image » le mot : c’est à dire se donne une représentation visuelle, sonore ou kinesthésique en rapport avec ce mot. Simone Cab. dit que chaque fois que les émettrices ont "imagé", ça s'est allumé (AGAPE108). Cette « mise en images visuelles (ou non) » du mot est peut-être plus efficace que d’y penser « verbalement ». Ceci nous a conduit à faire une série de sessions utilisant un protocole à deux images plutôt que trois mots. Cependant « imager un mot » est probablement très différent de la simple contemplation d’une photographie (protocole images).
Eveline regardait chaque image en inspirant et pensait aux récepteurs (Iris, Monique et Gérard) en expirant ! (AGAPE219).
6) Simone, quand elle disait le mot-cible et le nom de tous les récepteurs avait l’impression d’un meilleur résultat (la lampe s'allumait). (AGAPE080)
7) Quand Marc visualisait les récepteurs il a l’impression que les résultats étaient meilleurs. (AGAPE080). Par contre, Simone et Gisèle se sont concentrées sur Georges toute la soirée : résultats négatifs (AGAPE103).
8) Deux émettrices, après la pause, ont décidé de se concentrer sur Béatrix dont elles avaient la photo : bon résultat ! (AGAPE116). On pourrait utiliser des photos une séance sur deux afin de déterminer si les photos sont une aide ou seraient un obstacle. A rapprocher ou remplacer par l’usage d’une caméra vidéo, permettant aux émetteurs de voir en permanence les récepteurs.
9) Simone, quand elle disait le mot-cible et le nom de tous les récepteurs avait l’impression d’un meilleur résultat (la lampe s'allumait). (AGAPE080)
10) Quand Marc visualisait les récepteurs il a l’impression que les résultats étaient meilleurs. (AGAPE080). Par contre, Simone et Gisèle se sont concentrées sur Georges toute la soirée : résultats négatifs (AGAPE103).
11) Deux émettrices, après la pause, ont décidé de se concentrer sur Béatrix dont elles avaient la photo : bon résultat ! (AGAPE116). On pourrait utiliser des photos une séance sur deux afin de déterminer si les photos sont une aide ou seraient un obstacle. A rapprocher ou remplacer par l’usage d’une caméra vidéo, permettant aux émetteurs de voir en permanence les récepteurs.
12) Simone, quand elle disait le mot-cible et le nom de tous les récepteurs avait l’impression d’un meilleur résultat (la lampe s'allumait). (AGAPE080)
13) Quand Marc visualisait les récepteurs il a l’impression que les résultats étaient meilleurs. (AGAPE080). Par contre, Simone et Gisèle se sont concentrées sur Georges toute la soirée : résultats négatifs (AGAPE103).
14) Deux émettrices, après la pause, ont décidé de se concentrer sur Béatrix dont elles avaient la photo : bon résultat ! (AGAPE116). On pourrait utiliser des photos une séance sur deux afin de déterminer si les photos sont une aide ou seraient un obstacle. A rapprocher ou remplacer par l’usage d’une caméra vidéo, permettant aux émetteurs de voir en permanence les récepteurs.
1) Le groupe des émetteurs échange des impressions, fait des commentaires, des plaisanteries, exprime des émotions ou des souvenirs en rapport avec la cible. (associations d'idées sur les mots, mimes, plaisanteries) et on croit constater alors une meilleure performance (AGAPE117, AGAPE120).
2) Agnès remarque au contraire que le résultat n'était pas différent lorsque les émetteurs parlaient ou au contraire se concentraient silencieusement. Abondance ou restriction des échanges chez les émetteurs, l’une ou l’autre attitude du groupe est-elle favorable ? (AGAPE085, AGAPE094)
On pourrait forcer quelque peu le protocole précédent en utilisant un tour de table des associations à partir du mot,
o tour de table public (à haute voix) ou
o tour de table secret (style « cadavre exquis » basé sur la cible). (AGAPE068).
o Et en comparant avec des séances où serait prescrit le silence
Monique W. suggère que les récepteurs puissent choisir les émetteurs, plutôt que l'inverse (AGAPE189) ... Ceci permet d’envisager une série de protocoles liés à la centration des récepteurs, symétriquement à ce que nous avions mis en place pour tester l’effet de la Centration des émetteurs.
Ainsi pourrait on demander aux récepteurs de se brancher une séance sur deux
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Groupe 1 (modulo 4) |
Groupe 2 (modulo 4) |
Groupe 3 (modulo 4) |
Groupe 4 (modulo 4) |
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Récepteurs centrés sur |
Groupe émetteurs |
Un (ou + ) émetteurs choisis |
Un (ou +) émetteurs tirés au sort |
Ecran sur lequel est affiché la cible |
Ce protocole réaliserait symétriquement ce qui a déjà été essayé dans l’autre sens (émetteurs centrés sur des récepteurs ou sur la cible) (Agape068).
Xavier fait correspondre une OBE à ses succès (au début) De même Josette à la fin « allait percevoir » dans la pièce des émetteurs en visualisant les personnes (AGAPE124). Georges essayait de voir le visage de Simone regardant l'écran; pendant cette période il gardait les yeux fermés, puis il ouvrait les yeux pour voir l'écran et appuyait sur le mot qui s'imposait alors. Vers la fin il n'arrivait plus à visualiser le visage de Simone (AGAPE163).
Daniel a senti un refus pendant les trois premières séquences de ce jour là : « j'avais la bonne réponse et je jouais systématiquement autre chose ». Monique se sentait « obligée de répondre faux à la dernière série » (AGAPE226).
Eveline a le sentiment qu’elle résistait aux bonnes réponses (AGAPE223). « Je n'arrive pas à accrocher les émetteurs » dit elle avant la dernière salve. Bernard l'encourage en lui serrant les mains : résultat pire !
« Je ‘savais’ que le beau frère d’une de mes amies était mort. Elle a cru me l'apprendre tout à l'heure. Je lui ai dit ‘ je le savais !’. Chaque fois que j'ai confirmation d'une telle intuition, ce qui chez moi est fréquent, je suis très mal dans les heures qui suivent : je ne voudrais pas utiliser une telle faculté... Ce n'est pas étonnant que j'ai refusé de trouver dans la séance Agape d’aujourd'hui ! ».
Elle fait l’hypothèse qu’elle est susceptible de s’opposer de manière non-consciente ou même semi-consciente à utiliser son intuition ESP, en fonction de perturbations qu’une telle utilisation peut engendrer sur le présent ( à partir d’informations puisées dans le futur ou dans l’éloignement) (AGAPE074) Eveline était irritée contre l'ordinateur parce que l'employé d'Ombres Blanches lui avait dit textuellement « Madame, je ne connais que mon ordinateu » (elle se renseignait sur Desoille et ses oeuvres qu'elle voudrait rééditer). Elle a calmé peu à peu sa « haine » et ses résultats sont montés...
Ainsi l’attitude vis à vis de l’expérience dans son ensemble, vis à vis de l’organisateur de l’expérience (Bernard) ou vis à vis de tel élément inclus dans l’expérience (l’ordinateur), pourrait avoir un effet favorable ou défavorable sur l’attitude psychologique et sur les résultats des participants (AGAPE083).
La littérature parapsychologique comme certains des récepteurs d’Agape affirment qu’il peut y avoir une forme de « résistance » au succès. Si oui, pourquoi ? (AGAPE087).
De cette conviction dérive la tactique interne énoncée par certains récepteurs : « la deuxième partie de la première série j'ai remarqué qu'ayant choisi auparavant les mauvaises réponses, j'ai continué pendant toute la deuxième moitié ( et c'est resté bien négatif ! ) » (AGAPE118). « Chaque fois que je pensais à quelque chose, je mettais le contraire ! » (AGAPE121).
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Peut-on rapprocher ces remarques de la position du Dr Jacques Louys que voici ? Entre l'organisme et l'environnement global il y a des situations intermédiaires possibles, par exemple entre un organisme et un autre ; pour illustrer ça, une petite histoire qui m'est arrivée hier dimanche : je vais au Macdo avec ma famille ; je stresse un peu la demoiselle me servant car je commande cinq menus; quatre avec du Coca-Cola, le cinquième... j'hésite un bref instant ( 1/4 de seconde ) car j'ai un fils qui n'aime pas le coca ( si, si ça existe ) dans ma tête je me dis que je vais commander comme boisson pour le dernier menu un jus d'orange, mais à la dernière fraction de seconde, je change d'avis et je dis : de l'eau ; sans sourciller la jeune fille va me chercher un jus d'orange et je n'ai pas le cœur à la faire se corriger car voilà un exemple banal de télépathie que j'ai induit par ma presque imperceptible hésitation ; la télépathie, comme je le soutiens volontiers, n'a pas tellement à faire avec ce qu'on pense, mais avec ce qu'on dissimule dans sa pensée ; ici je refoulais dans ma tête le mot jus d'orange, mais c'est dans la tête de l'autre qu'il a resurgit ; si on mesurait quelque chose dans ma tête, ça n'aurait de sens qu'en mesurant quelque chose dans la tête de l'autre en même temps car ce n'est que comme ça que ça serait signifiant ; imaginons un appareil comme un super pet-scan capable de voir mon refoulement de mot dans ma tête, ça n'aurait pas de sens en soi ; ce n'est que si ce refoulement pouvait être accompagné de la mise en évidence d'une activation concomitante chez l'interlocuteur que ça serait signifiant et interrogeant ; J.Louys |
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Ce à quoi Dupont répond : Pas forcément
: dans toute communication il y a un locuteur et un allocutaire : si
le locuteur parle en chinois à l’allocutaire qui ne comprend que le
français, ce que dit le locuteur, de façon isolée, peut avoir du sens
pour lui, ainsi que pour l'observateur (celui qui regarde au super
PET-scan) qui comprend le chinois. Par contre le destinaraire du message
n'a
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Si message il y a, est-il focalisé sur un Destinataire A priori, une
perméabilité psychique (si j'ai bien compris ce terme) n'est pas requise
pour mesurer une interaction : que l'interlocuteur ne comprenne pas
le message ou que le message n'arrive pas au niveau de sa conscience,
l'interlocuteur en tant qu'objet peut avoir reçu ce message et
une trace est peut être mesurable en lui; un peu comme si vous receviez
un Laurent Briois
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Le Dimanche précédent il y avait eu un échange dans lequel une participante disait à une autre « toi, tu réussis toujours bien à la télépathie ». Bernard avait tempéré cet enthousiasme... Peut-être piquée au vif, la personne ainsi interpellée réussit mieux ! (AGAPE080).
Rémi était enthousiaste de ses succès et désespéré de ses échecs. Il se compare beaucoup à sa soeur... Il s'agite beaucoup à l'avant dernière salve et son oncle le tance vertement... En fait, il a eu beaucoup de succès ! (AGAPE050).
Hervé a eu une journée déprimante, ce qui expliquerait sa contre performance du jour. Il fait par là l’hypothèse que l’humeur up ou down joue un rôle quant aux résultats. La tristesse ou le découragement tendant à susciter de l’échec (AGAPE073).
« Pendant toute la période où j'ai eu mon zona, j'ai eu de bons résultats ! Il faisait chaud ! » (Monique AGAPE078). A la séance AGAPE149 elle « savait que ça allait marcher aujourd'hui » en raison de son impression de « forme intérieure », du régime qui lui a déjà fait perdre deux kilogrammes, elle se sent bien dans son corps et dans sa tête; aujourd'hui, toute la journée : calme, oraison, méditation, spiritualité.
De même, depuis la veille d’ AGAPE199, elle suit un régime draconien pour maigrir. Autrefois, pour des réussites analogues, elle avait remarqué qu'elle avait un zona (elle fait remarquer en aparté à Bernard que la dernière séance (bien réussie aussi) elle avait de l'eczéma sous le bras droit.. Elle se dit que ces circonstances sont peut-être pour elle "sensibilisantes" et productrices d'un meilleur résultat....
L’état pathologique, la faim, la soif, le sommeil, la chaleur ou le froid, la privation de cigarettes, la consommation de toxiques ont-ils des effets ?
Vanessa « j’ai choisi en fonction de mon goût pour telle ou telle image quand j'hésitais » ; Albin a adopté la même tactique. Corinne prenait soin de ne pas forcément choisir l'image qui lui plaisait le plus. Monique choisissait plutôt celle qui ne lui plaisait pas (AGAPE212). Mireille a essayé différentes façons : image globale, mots, répartition de masses de couleurs, elle tentait parfois de relier par des fils l'image à l’écran récepteurs et au cerveau des récepteurs eux-mêmes (AGAPE227). Bruno remarque qu'il n'y a pas de méthode type dont la répétition systématique aboutirait au succès. « Tantôt écran-blanc, tantôt impression du mot dans le frontal tantôt la vibration de l'Ajna et tantôt...le hasard » !
La pensée discursive a souvent été considérée par les « sujets » ou les chercheurs comme nocive à un résultat psi. Bernard a l'impression que lorsqu'il laisse s'instaurer une discussion interne au sujet des mots possibles, son jeu est faux ! (AGAPE083). Monique indique : « ça marchait quand je ne réfléchissais pas ( j'appuyais tout de suite et alors ça marchait; si je réfléchissais ça ne marchait pas) » (AGAPE162). Les deux dernières salves j'ai simplement laissé parler mon instinct, là ou vont mes yeux ou mon idée ... la première idée qui me venait(AGAPE200). Valérie ne regarde pas immédiatement et suit sa première intuition. Betty s'est laissée guider par ses pulsions personnelles (AGAPE210). Monique a eu le sentiment qu'elle aurait pu faire beaucoup mieux si elle avait davantage écouté son sentiment spontané... (AGAPE225)
Penser à autre chose pour prendre du recul par rapport à ses propres attentes, ses propres désirs et ses propres craintes. Nicole note la difficulté à se détacher de la prégnance de l'image au profit de l'intuition « j'ai fermé les yeux attendant de voir ce qui m'attirait le plus : couleur, etc. » (AGAPE240). Eveline regardait les deux images puis repensait à tout autre chose et y revenait pour décider (AGAPE117). Georges a pu se mettre dans un état « sans effort », en restant neutre à l'égard de la signification des mots et cela a eu un très bon effet. (AGAPE194). Françoise pense qu'il faut lâcher prise et que l'information arrive quand on ne se tend plus, qu'on ne cherche pas à tout prix à être réceptif (AGAPE217).
L’état entre veille et sommeil ou « éveil paradoxal » serait peut-être favorable. La littérature mentionne le fait que les personnes pratiquant les méthodes de relaxation, de méditation ou d’oraison auraient de meilleurs résultats que les autres ; mais est-il bon de mettre en place ce type d’état pendant ou immédiatement avant l’expérience ? C’est ce que croit remarquer Bernard : il a l'impression que ça marche mieux quand il dort à moitié (AGAPE055).
Iris s'allonge sur le sol et obtient alors de meilleurs résultats : influence de la posture ? effet de relaxation ? effet du sentiment d’être libre (elle était seule réceptrice) (AGAPE193)
Bruno indique qu'il a joué après la pause 'dans le non-être', en laissant venir... ça a mieux marché qu'au départ ou il essayait d'être plus volontaire ou réfléchi ... Georges a remarqué qu'il valait mieux décontracter la tête, ou tout le corps y compris la tête, et pas seulement le tronc et les membres... On retrouve là des indications bien connues dans la littérature Psi : faire jouer l’intuition, être détaché, neutre, relaxé, moralement et physiquement (AGAPE076).
Eric, après la relaxation ne sentait plus rien du tout..à la relaxation pratiquée en dehors des expériences est censée être favorable. Ce participant pense que dans le cours de l’expérience, et telle qu’elle a été enseignée ce jour là, elle a nui à sa performance…(AGAPE097)
Deuxième méthode de Georges : au bord du sommeil, yeux à peine entr'ouverts quand viennent les images, je choisis entre les deux images floues...(AGAPE114). Plus tard, il a enlevé ses lunettes : pareil que la dernière fois (il plissait les yeux pour ne pas voir exactement l'image dont il avait l'impression qu'elle l'influençait par sa nature propre plus que par l'émission des émetteurs), sauf qu’il y a moins d'effort... (AGAPE116)
Vers la fin tout le monde s'endormait : Mélanie remarque que cela lui a réussi ! (de même : Monique, Eveline, Arlette, Bernard, Denis, Gisèle, Simone) on devrait noter au moins grossièrement le niveau de vigilance des participants :
1. L’état de veille est-il favorable ? (hypothèse éveil au repos !) cf. Rhine et le café !
2. Ou bien l’état relaxé allant de pair avec une somnolence réelle ou apparente est-il plus « productif » ? (hypothèse éveil au repos !) (AGAPE078)
Bernard a mis un bon moment à parcourir mentalement, de manière neutre, les trois mots en boucle et à s'arrêter sur celui qui semblait se détacher en s'aidant de la pensée "flottante" de l'un ou l'autre des émetteurs (AGAPE077)
Eveline écoutait une petite voix qui lui soufflait de mauvaises réponses. "D'habitude la petite voix dit ce qui est juste ! Je suis peinée et choquée !" L’impression de recevoir une info xénogène est souvent considérée comme un critère de pertinence psi. Cette impression subjective est évaluée ici comme généralement pertinente mais ce jour là, erronée ! (AGAPE085)
Marie Laure conteste d'évoquer des souvenirs sous hypnose car ils peuvent être traumatisant ; Eveline a totalement fait ce qu'on lui a dit : souvenir, plongée en soi... (résultats médiocres) ; Anne Marie pense que le branchement sur un souvenir d'enfance a des effets négatifs... le souvenir sous hypnose aura tendance à orienter l’attention vers la mémoire des choses du passé personnel et peut-être à détourner l’attention des sujets de leur tâche du moment => repérer en eux ce qu’ils perçoivent des émetteurs. (AGAPE107)
On peut imaginer de donner aux deux groupes (émetteurs et récepteurs) une stimulation structurant leur temps respectifs de manière identique, en espérant que cela leur facilitera de « se brancher » les uns sur les autres, leur donnera une certaine communauté qu’on suppose atténuée ou rompue par leur séparation en deux groupes.
Nous avons eu l’idée, dans cette perspective, d’utiliser un métronome (utilisé par les musiciens). Le son est envoyé dans les deux salles (aux émetteurs et aux récepteurs)… pour « synchroniser » les participants. La même idée consisterait à faire clignoter une lumière au même rythme dans les deux pièces, et /ou de stimuler rythmiquement de façon synchrone, par tout autre moyen les participants (variations électriques, magnétiques, tactiles, respiratoires) (Agape066).
Marc propose de faire de la respiration synchronisée avant de démarrer : « cela se fait dans les groupes de créativité en entreprise » (AGAPE162).
Dans le même ordre d’idée, a-t-on avantage à utiliser une musique de fond pendant l’expérimentation ? Ou un bruit blanc (Ganzfeld) ? Ou un bruit rose (mais alors coloré autour de quelle fréquence ?) ? Ou du Silence ? (Georges a chaussé des écouteurs anti-bruit tout au long de la séance AGAPE117).
A l’occasion d’une séance où on testait l’utilisation d’une musique (AGAPE062) un participant ne s’y oppose pas « à condition qu’il s’agisse de musique ‘douce’ ! » (AGAPE062) ; un autre précise « des musiques plus douces : flûte, orgue, harpe » (AGAPE069).
Bernard avait pris une dose de Phosphorus 9 CH le matin (idée que phosphorus serait favorable à l'intuition).
L’idée d’utiliser des produits pour favoriser l’ESP a rencontré jusque là peu de succès. Elle est incertaine et balbutiante. L’usage de l’homéopathie pour favoriser l’ESP n’a jamais été systématiquement étudié à ma connaissance. Cela représente d’ailleurs – vu les polémiques concernant l’homéopathie – une source supplémentaire d’incertitudes, de controverses, etc. (AGAPE111)
Catherine très concentrée a utilisé plusieurs méthodes de visualisation, « émission d'énergie » en intégrant le mot au niveau ajna (c’est à dire au milieu du front) et en s'appuyant sur la respiration (Agape139).
Georges a, ce jour là, une courbe de résultats très particulière : significatif en psi-missing à la première salve et en psi à la dernière comment a-t-il fait ? Lors de la dernière salve, il a appliqué la méthode de "tratak" pendant la période de blanc, et l'a maintenu jusqu'à l'apparition des deux images, puis il choisissait une des deux images « spontanément » (tratak consiste à faire converger les yeux comme pour regarder vers « le troisième œil ») (AGAPE199). Georges a fait à nouveau tratak à la première, à la seconde et à la quatrième salve de AGAPE200. De manière similaire, Georges pendant AGAPE201 fait une concentration sur la racine du nez, yeux fermés, respiration bloquée sur l’inspiration; il précise : « je ne relâchais qu'à l'arrivée des images » (AGAPE201)
Eveline a l'impression que le repas a permis, par ses interactions, d'améliorer la cohésion du groupe. (AGAPE060). Ronald souhaite qu'on puisse intégrer l'influence du « climat psychologique » évalué à la pause. (AGAPE131). On devrait noter l’ambiance, l’humeur du groupe avant de commencer plutôt qu’à la pause, pour éviter que de bons résultats obtenus en début de session n’entraînent un bon moral « secondaire » et que de mauvais résultats n’entraînent un mauvais moral « secondaire » (AGAPE078). On pourrait vérifier statistiquement si le « moral du groupe » a un impact sur les résultats. Le mieux serait évidemment d’observer le groupe en continu !
Dans cet esprit, j’ai pris contact avec le Groupe Français de Sociométrie (Claude Ouzilou) en espérant obtenir un observateur, rompu à l’observation de l’affectivité des groupes, mais je n’ai pu obtenir cette collaboration bénévole.
Henri remarque qu'il peut y avoir des « interférences » dues au groupe ou au matériel. (AGAPE197). Monique se trouve bloquée « par un mur » constitué de Bernard Auriol et un couple (un guérisseur et sa femme). Liane remarque que la présence parmi les récepteurs de Bernard Auriol a rendu le groupe très sage, consciencieux et... inefficace... L’attitude de l’expérimentateur a été souvent invoquée pour rendre compte de l’échec de certaines expériences Psi. Dans ce cas, le « sérieux », la « raideur » peut être, de l’organisateur aurait eu un effet négatif. (AGAPE103).L’attitude ou la simple présence de certaines personnes pourrait « bloquer » certains récepteurs. (AGAPE153).
Eve pense que c'est plus facile de faire passer des mots ou images déclencheurs d’émotions que d'autres mots ou images, plus neutres.(AGAPE165). Cette remarque rejoint les travaux de nombreux parapsychologues, qui ont publié de meilleurs résultats avec les cibles « émotionnelles » qu’avec des cibles « neutres ». D’autres posent la question d’utiliser au contraire des images « neutres » afin que la charge émotionnelle de l’une des images ne l’emporte pas sur les nécessités de la tâche (découvrir à quelle image sont affrontés les émetteurs)
Stephan trouve difficile de se concentrer dans le protocole où il faut regarder l'écran : ce va et vient entre plongée en soi et écran parait difficile. Cet inconvénient n’existait pas quand on employait un set de mots constant tout au long de la session, set de mots parmi lesquels est choisie la cible (AGAPE159).
Coralie trouve favorable qu'on envoie des images, des couleurs, des formes.. message visuel plutôt que verbal ? (AGAPE087) Marie se base sur les couleurs de l'image; (AGAPE202)
Stéphane trouve que l'emploi des photos peut avoir un effet pervers dans ce sens que l'attrait esthétique ou affectif à l'égard d'une des deux images peut facilement masquer la perception télépathique d'où l'idée d'utiliser des images plus abstraites ou des chiffres (AGAPE216).
David remarque l'inconvénient de mots dont la signification est proche (AGAPE071).
1) Dans le protocole « 5mots »
a. ils étaient généralement choisis par le groupe selon le protocole suivant : brain storming qui donne une liste de mots.
b. Vote par le groupe pour ne garder qu’un set de cinq mots.
c. Si deux de ces cinq mots sont trop proches ou si l’un des participants y est trop opposé, discussion pour modifier le set à l’aide des mots suivants dans la liste et aboutir autant que possible à un consensus.
d. Les cinq mots retenus sont insérés dans le programme qui, pour chaque essai, choisit l’un d’eux et l’affiche aux émetteurs. Ce sera la cible.
e. Les cinq mots sont affichés en permanence aux récepteurs sur un « paper board ». Le mot N°1 est écrit en bleu, le N°2 en vert, le N°3 en rouge, le N°4 en jaune et le N°5 en violet.
2) Dans le protocole « trois mots »,
a. Bernard Auriol a établi des paquets de dix mots en piochant au hasard dans un dictionnaire (avec élimination des mots trop rares).
b. A cela s’ajoutaient des mots proposés par les participants, ou des Noms propres tirés de l’actualité.
c. Quand deux mots voisins dans un paquet sont trop proches, ils sont redistribués plus loin dans le même paquet ou exportés sur un autre paquet.
d. Le programme choisit au hasard un de ces paquets,
e. Dans le paquet retenu, le programme choisit un mot ainsi que les deux mots suivants dans ce paquet.
f. Ces trois mots sont affichés aux récepteurs. Le programme n’affiche que l’un de ces trois mots, choisi au hasard, aux émetteurs, ce sera la cible.
3) Dans le protocole « deux images »,
a. On utilise le CD-Rom « 1500 images libres de droit » qui sont des photos en couleur prises en Amérique du Nord et distribués dans des répertoires par l’éditeur du Cd-Rom.
b. Le programme choisit au hasard deux répertoires,
c. Dans chacun des deux répertoires, il choisit une image.
d. Il envoie les références de ces deux images aux deux ordinateurs de la salle des récepteurs
e. Il choisit une de ces deux images et l’affiche dans la salle des émetteurs : ce sera la cible.
f. Dans la salle des récepteurs, des efforts ont été faits pour que les 2 images s’affichent à peu près simultanément, cependant, les ordinateurs utilisés ne sont pas de la même date, leur quantité de Ram, leur vitesse d’horloge, etc. font que cette synchronisation est assez imparfaite, ce que les participants regretteront.
g. Quand l’essai est terminé, l’image-cible reste sur l’écran un temps nettement plus grand que l’image-leurre, ce qui indique aux participants quelle était la cible !
Suzanne trouvait difficile « d'envoyer certains mots »... le choix des cibles paraît important et pourrait s’appuyer sur des critères généraux et des critères propres au groupe ou aux individus (test d’association de mots, choix par brain storming et vote, etc.) (AGAPE080)
Caroline comme Simone pensaient au début que les émetteurs devaient choisir la cible : elle sont surprises de découvrir que c'est l'ordinateur qui effectue ce choix.
Cette erreur est fréquente de la part des participants. Ils sous-estiment le risque qu’il y aurait à employer la procédure de choix de la cible par les émetteurs : des gens se connaissant un tant soit peu, ou même sans se connaître, pourraient inférer assez souvent (sur la base de l’attraction ou de la répulsion exercée sur l’autre, tel qu’ils l’imaginent, par un mot) quelle est probablement la cible.
Dans un groupe bien soudé, les participants cheminent de concert dans leurs pensées et s’arrachent les mots de la bouche… (AGAPE076, AGAPE106)
Une expérience de comparaison entre jumeaux monozygotes et jumeaux hétérozygotes aurait montré que les fortes différences de succès, en faveur des jumeaux monozygotes, disparaissait si on passait du choix de la cible par l’émetteur au choix par tirage au sort (relevé dans une émission de Discovery Channel sur la télépathie).
Il est donc très important d’expliquer dès le départ aux participants que c’est l’ordinateur qui « choisit » de manière pseudo-aléatoire la cible.
Sous l’hypothèse que les phénomènes parapsychologiques (Télépathie, Précognition, Psychokinèse) sont tous valides nous proposons de comparer les résultats obtenus par deux procédures distinctes (Agape066).
1) Les participants ont à deviner la cible, mais ils ont plus ou moins de sympathie pour telle ou telle cible. Dans le cas d’un choix des cibles par un générateur pseudo-aléatoire, les récepteurs sont alors conduits à faire un certain nombre d’erreurs liées ainsi à leurs préférences personnelles (puisqu’ils ont tendance à privilégier dans leur choix ce qui est sympathique au détriment de ce qu’ils n’apprécient pas alors que le programme pseudo-aléatoire n’utilise pas ce critère).
2) On pourrait créer le protocole alternatif suivant : le choix de la cible est effectué, non par un programme pseudo-aléatoire, mais grâce à un véritable générateur aléatoire (RNG). On peut alors espérer que les participants, de manière consciente ou à leur insu, influeront sur ce Générateur pour favoriser le choix de cibles appartenant à celles qu’ils trouvent « sympathiques ». De ce fait, les cibles sympathiques seraient choisies plus souvent, mais elles seraient aussi plus souvent à choisir… Ceci constituerait une sorte de mécanisme turbo…
Il est dépendant de plusieurs paramètres : durée d’écran blanc, temps maximum imparti, caractère fixe ou variable de ce temps, propension personnelle à répondre plus ou moins vite pour le coup considéré ou pour l’ensemble des coups (AGAPE080).
A partir de la séance AGAPE ???, le programme a été établi pour laisser un temps d’association libre aux récepteurs. On dit « écran blanc » parce que pendant ce temps, l’écran reste blanc et n’affiche pas le set (de mots ou d’images) dans lequel doit être découverte la cible.
La consigne donnée aux récepteurs est de laisser venir à leur conscience, pendant ce temps, tous les mots ou images ou sensations qui voudront bien se présenter. Lorsque, après ce temps d’écran blanc, le set des cibles possibles apparaît, on propose de repérer à quoi les associations précédentes pourraient être liées et de répondre le mot ou l’image qui est le mieux évoqué(e) par ces associations. Ceci, dans l’idée de reprendre de manière ultra schématique un des aspects du protocole « ganzfeld ».
Cependant, à l’occasion d’AGAPE068, il apparaît que le temps d’écran blanc programmé est extrêmement faible. L’augmenter se heurte pourtant à une résistance du groupe qui se montre alors, pour nombre de ses membres, impatient. Les récepteurs ne se réfèrent que rarement à d’éventuels bénéfices de ce temps préalable. Pour véritablement utiliser cette procédure de manière consistante, il faudrait l’installer aux tout début du fonctionnement d’un groupe, comme une part inamovible, quant à l’expérience considérée.
Une variable du programme permet de limiter le temps maximum imparti pour la réponse du groupe récepteur. Lorsque ce temps est dépassé, aucune réponse n’est plus possible et les retardataires perdent leur tour pour l’essai considéré. Ce TempsImparti a été modifié à plusieurs reprises. On ici trouvera les modifications du protocoles de ce point de vue !
Erika quand elle répond trop vite n'a pas de succès. Agnès a remarqué au contraire que « plus elle répond vite et mieux ça marche » (AGAPE166).
Dans le cadre du « temps imparti » on peut donc répondre plus ou moins rapidement. Ce temps de réponse peut faire l’objet d’une statistique individuelle : on observe alors un temps moyen de réponse.
1. Les variations autour de cette moyenne individuelle pourraient devenir des indices indirects de la cible, si on admet qu’elle soit mieux perçue inconsciemment que consciemment.
o Par exemple les mots à forte charge émotionnelle, qui dans un test d’association de mots donnent lieu à un long temps de réaction chez un sujet donné, pourraient être associés à une latence de la réponse au cours des essais Agape plus grand que les mots moins réactogènes !
o D’autre part, on peut imaginer que l’hésitation soit facteur d’échec (temps long lié à l’échec)
o Ou que la précipitation soit facteur d’échec (temps court lié à l’échec)
o Peut-être existe-t-il un temps de réponse optimal pour un sujet donné
2. On peut s’attendre aussi à des « effets de groupe » quant au temps de réponse, effets de groupe basés sur des mécanismes analogues aux effets individuels. On peut calculer statistiquement un temps de réponse du groupe pour chaque essai, ce temps de réponse étant la somme ou la moyenne des temps de réponse individuels. Il serait peut-être alors possible de montrer que certains mots cibles engendrent un temps de réponse collectif systématiquement plus long ou plus court que d’autres mots cibles.
Devant le fait que certains individus impatientaient le groupe en prenant un temps considérable pour répondre et avec l’idée qu’une réponse très rapide (non réfléchie) pourrait peut-être avoir des résultats supérieurs, bnous avons modifié le programme (AGAPE*???) de telle sorte que lorsqu’une proportion donnée d’individus avaient déjà répondu, le temps pour répondre supplémentaire alloué aux autres était très limité.
Cette programmation rencontre plutôt la désapprobation des participants... (AGAPE102)
Nanou se sent perturbée par les interruptions à chaque "pause" . Entrecouper la séance par des pauses est sans doute nécessaire. Il faudrait évaluer quand ! Ou donner aux participants un moyen d’indiquer leur besoin de pause (par exemple leur demander dans ce cas de répondre 0 ou 9) (AGAPE155).
On pourrait demander aux participants de faire de l’association libre pendant l’écran blanc :
o une fois sur deux à titre individuel (silence strict, attitude de neutralité intérieure),
o une fois sur deux à titre collectif (association libre à haute voix entre tous les récepteurs) : au début d’AGAPE165, les récepteurs observent un grand silence mais ont peu de succès ; les résultats se sont améliorés à la fin quand le groupe s'est détendu et a échangé quelques mots.
Ceci permettrait de vérifier la pertinence d’une approche plutôt individualiste ou plutôt groupale. (AGAPE068)
Françoise constate l'intérêt de bien se brancher sur les émetteurs c’est à dire « sur l'autre ». Ceci peut donner lieu à un protocole pour les récepteurs :
1. une fois sur deux, se brancher sur la cible et vaguement sur les émetteurs ;
2. une fois sur deux sur tel émetteur et vaguement sur la cible… (AGAPE107)
On devrait faire connaître aux récepteurs l'émetteur qui se concentre sur eux ceci a été fait dans les der séances du protocole « centré sur récepteurs » (AGAPE161). Les récepteurs pourraient disposer de photos fixes des émetteurs.
Bruno déclare qu'il a fait « un pied de nez à l'ordinateur » : « la 2° série après la pause, j'ai joué 1 2 3 2 1 2 3 2 1 pour voir ce que ça donnait ! »
Les participants constatant la relative rareté de leurs succès cherchent toutes sortes de stratégies, essayant de découvrir une « méthode ». Parfois ils peuvent tenter un « système » comme de jouer toujours le même chiffre, répéter ou non un chiffre déjà sorti ou qu’ils ont déjà joué, mettre toujours le signe « plus » avant de donner un chiffre, etc. (AGAPE084)
Gisèle n'a pas regardé l'écran, uniquement les chiffres de son clavier et elle a un très bon score !... Ceci est en faveur d’un psi « goal oriented » ou de la simple « chance » ! (AGAPE160).
Elle signale que pendant une certaine durée, elle a le sentiment de faire juste puis sur une erreur tout se désorganise et devient confus. Bernard lui propose dans ce cas de répondre 2 ou 3 fois zéro avant de se remettre à jouer...(AGAPE216) Corinne déclare « ça devient de plus en plus dur; j'ai changé plusieurs fois de méthode... ». (AGAPE240)On devrait insister davantage sur le fait qu’il est toujours loisible de passer son tour en donnant une réponse non valide (touche zéro).
Dans le Protocole « images » il pourrait être opportun, soit de faire en sorte que les images déjà utilisées ne le soient pas une seconde fois. Ceci est gênant parce qu’on peut refuser de mettre ou remettre une image déjà observée (Agape 206). « Parfois j’ai évité certaines réponses parce que l'image était déjà apparue dans le passé » (AGAPE223). Réciproquement, certains participants, pour lutter contre cette tendance, ont plutôt choisi une image déjà apparue…
Dans les protocoles où les récepteurs sont informés, après chaque essai, de ce qu’il fallait trouver, pourraient agir en terme de précognition (sans faire appel à l’émission par les émetteurs qui deviendraient alors inutiles). Les exemples de cette attitude ont été fréquents :
Simone dit qu'elle choisissait le N° avant que les mots n'apparaissent... (AGAPE111) de même quand on utilise le protocole images « j'imagine la cible qui va disparaître en premier (non la bonne) » (AGAPE202)
David a vu une boule de neige et un cochon avant l'affichage de ces mots : il a appuyé sur la touche de conviction (+) et ces coups étaient justes en effet. (AGAPE127)
Dominique remarque qu'il a joué +1 parce qu’il sentait "la mort" les images étaient tombe et seringue, il a pris tombe, c'était seringue. (AGAPE133). Si précognition il y a, cela concerne les deux images en elles-mêmes et non la marque affectant celle qu’il convenait de choisir (image effacée en dernier).
Plusieurs fois Nanou pense pendant l'écran blanc à un des trois mots qui sera de fait, ensuite, dans la liste des trois possibles; elle le joue et cela se révèle faux! Bernard suggère qu'il pourrait s'agir de précognition sur certains mots émotionnellement frappant... Nanou explique alors qu'elle est très préoccupée par le malheur des réfugiés au Zaïre et que les mots dont il s'agit pouvaient se relier à cela... (AGAPE083)
Vers la fin, Corinne ne choisissait pas l'image mais l'écran... (info ignorée des émetteurs !) (AGAPE234).
Selon les périodes, le feedback individuel des récepteurs a été :
Tel émetteur trouve frustrant de ne pouvoir mesurer son succès personnel en tant qu'émetteur (AGAPE079).
1) En fait, ce serait possible par comparaison entre les sessions où cet émetteur est présent et celles où il est absent !
2) Ou encore dans le protocole « centré sur les récepteurs », on pourrait afficher pour chaque émetteur le nombre de ses récepteurs ayant donné la bonne réponse (en particulier quand leur proportion est supérieure à l'espérance).
Didier et Daniel préfèrent quand les noms s'affichaient à l'écran.
Michèle, Eveline, Bruno suggèrent d'afficher la solution plutôt que le nom des "gagnants" (AGAPE059) car « c'est plus calmant de ne pas voir les noms ».
Ce débat revient de temps en temps.
Vérifier statistiquement si le protocole Noms affichés a un effet plus « individualiste » que le protocole « résultats affichés » (AGAPE079).