traduit en français par Bernard Auriol à partir de la communication :
Group Gesp [1] experiments tending to yield repeated positive results
J.Ricardo Musso and Mirta Granero
Avec des groupes de sujets tout-venant et une technique apte à produire une compétition coopérative,
Les résultats GESP acquièrent dans ces conditions un intéressant degré de reproductibilité.
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Le présent rapport est um compte rendu préliminaire de quatre expériences GESP de groupe réalisées avec des étudiants du cours de Parapsychologie à l’Institut Rosarino de Parapsychologie (Grupo Rosarino de Estudios Psicologicos ou GREP). Le nombre des sujets dans les 4 expériences était respectivement de 18, 20, 14 et 26, tous étant des personnes différentes. Nous avons visé d’accroitre la répétabilité en gardant les plupart des conditions constantes, incluant celles qui concernent la spontanéité (Cf. Rhine, JP 1969, 136-157). Nous devons à Braud et Braud une importante donnée pour la formulation de notre projet (JASPR, 1973, 26-46) : ils ont obtenu, de manière répétée, des résultats hautement significatifs après induction d’un état de profonde relaxation, peut être parce que la relaxation est favorable à la spontanéité.
Nous avons modifié cette relaxation en utilisant une technique susceptible d’induire une attitude de compétition coopérative et de faciliter la spontanéité.
La salle des expériences permettait de séparer les sujets en deux sous-groupes, qui étaient cachés à la vue les uns des autres par une cloison mobile. Les expérimentateurs se plaçaient de façon à être sous le regard de tous les membres des deux groupes. Mirta Granero portait son attention sur le groupe A, et J. Ricardo Musso sur le groupe B.
On expliqua aux sujets que chaque sous-groupe se chargerait de quatre essais d’ESP, deux essais après un exercice pour favoriser la relaxation, et deux après un exercice pour favoriser la tension. Chaque essai aurait une durée de deux minutes. Il s’agissait d’essayer de capter par ESP un dessin que l’agent regarderait au même instant dans la salle voisine, la porte de communication étant fermée.
Avant chaque essai, les deux sous groupes recevaient des inductions opposées.
Les sous groupes travaillaient de manière simultanée pendant environ 10 minutes, et semblaient réaliser au mieux les instructions.
La consigne de commencer l’effort de réception ESP était donnée au groupe de relaxation par le magnétophone et simultanément au « groupe tension » par les expérimentateurs.
Dans chaque expérience l’agent recevait quatre enveloppes identifiées en tant que « Ensemble Cible 1 » (ou 2, 3 ou 4). Au moment voulu, l’agent prenait l’enveloppe appropriée et enlevait le dessin sélectionné par tirage au sort (jet de dé ; on rejouait s’il arrivait qu’on tirat le 6).
Pendant l’essai d’ESP, il tenait le dessin entre ses mains et le contemplait.
Sur le côté blanc d’une feuille de résultat, chaque sujet notait ses impressions, généralement avec un dessin. Le verso avait des emplacements spécifiques pour noter des jugements demandés sous forme d’instructions verbales. Pour le jugement (après l’essai de GESP), on présentait aux sujets des photocopies des cinq dessins constitutifs de l’ensemble cible correspondant à cet essai ; ils étaient identifiés, dans un ordre aléatoire, au moyen des lettres A, B, C, D et E et affichés sur un panneau face aux sujets. Chacun d’eux devait alors comparer les impressions qu’il (ou elle) avait consignées sur sa feuille de résultats avec chacun des dessins et décider lequel d’entre eux ressemblait le mieux à ces impressions. Le sujet exprimait son jugement en écrivant la lettre du dessin (choix qualifié d’initial). Sur la ligne suivante, il devait aussi noter les autres lettres dans l’ordre décroissant de ressemblance par rapport à ses impressions. On attribuait la note 5 à la figure choisie en premier, puis 4, 3, 2 et 1 pour les figures suivantes.
On demandait alors au sujets de deviner quelle était, selon eux, la cible véritable, et d’écrire « je vote pour la lettre _ ». On leur avait indiqué que cette dernière divination pouvait – ou non – être identique à leur choix initial ; lequel, après tout, était basé sur la similarité par rapport aux impressions notées avant qu’ils n’aient vu aucun des dessins ; une divination « pure » après avoir vu les images de l’ensemble cible pouvait être tout à fait différente. Ces derniers jugements étaient désignés comme le « choix final ».
Après qu’on ait recueilli les feuilles de résultat, on, proposait un nouveau protocole pour stimuler la spontanéité et renouveler l’intérêt. Nous demandions aux sujets de chaque sous groupe d’énoncer à voix haute pour quel dessin ils avaient voté et nous notions les réponses au tableau noir, comptant le nombre de votes pour chaque image. Cela déclanchait beaucoup d’enthousiasme. A la fin, nous faisions connaître la véritable cible « envoyée » par l’agent.
Cette hypothèse fut totalement confirmée. Pour la totalité des essais, la magnitude globale de l’effet ESP peut être évaluée sur la base du classement donné à l’image cible. Il y eut 312 instances au total. La cible fut classée comme la plus similaire aux impressions enregistrées 94 fois ; elle fut classée au deuxième rang 70 fois ; au troisième rang 60 fois ; au quatrième rang 51 fois et la moins similaire 37 fois. Nous avons là un effet important. Si on admet qu’un test statistique direct est pertinent, nous aurions au test de Wilcoxon une probabilité inférieure à (5 x .000001). En utilisant une analyse qui élimine tout « stacking effect » possible nous avons p < 3 x 0.0001. Cet effet est fidèle dans les quatre expériences avec respectivement :
p<0.04 ; p<0.01 ; p<0.07 et p< 0.0005
Cette hypothèse n’est pas du tout confirmée, la tendance (non significative) est même dans la direction opposée !
Le jugement d’un individu quelconque sur la similarité de ses impressions consignées et de l’une des images avait 20 % de chance d’être correct.Le pourcentage reel de choix correct fut de 30.1 %. Mais la sélection par le vote majoritaire (qui avaiot aussi une espérance a priori de 20 %) donna 53.3 % de réponses correctes, ce qui confirme pleinement notre troisième hypothèse !
Les données globales énoncées sous l’hypothèse 1, pour le classement de similarité concernant l’image cible, peuvent être divisés comme suit :
La différence se fait dans la direction prédite. Le déclin est plus marqué concernant le premier rang. La proportion des succès décline de 12.8 % (de 36.5 % à 23.7 %), avec p < 0.01. Le déclin est mesurable séparément pour les essais après tension (15.3 %, p = 0.03) et pour les essais après relaxation (10.2 %, p = 0.09).
Dans trois de nos quatre expériences, la proportion de succès au niveau des choix initiaux est, comme prédit, plus élevée pour ceux qui ont été stables dans leur choix que pour ceux qui ont varié. Mais dans aucune des expériences prises séparément cette différence n’est significative. En utilisant les données agrégées, la différence (33.0 % vs 24.5 %) est peu significative (p = 0.08).
Cette hypothèse a été infirmée puisque nous trouvons une différence petite et non significative dans la direction opposée à celle que nous avions prévue !
Cette hypothèse est basée sur le présupposé que l’ESP influence directement le choiix final aussi bien que le choix initial. Les résultats vont dans la direction annoncée, mais ils ne sont pas significatifs. Une analyse « post hoc » (après coup), cependant, donne de la consistance au point de vue selon lequel l’ESP agirait directement en influant sur le choix final.
© J.Ricardo Musso and Mirta Granero (1981)
(Grupo Rosarino de Estudios Psicologicos and Instituto Argentino de Parapsicologia)
in "Research in Parapsychology, Abstracts and papers from the twenty-fourth annual Convention of the Parapsychological Association, The Scarecrow Press, Inc., Metuchen, NJ & London, 1982 pp.100-103"
[1] GESP => General Extra Sensory Perception = télépathie ou clairvoyance ou les deux à la fois.