Cet ouvrage (Érès, première édition
1991- deuxième édition 1994) s'appuie sur la physiologie
et de la psycho-acoustique. Il fait le tour des liens connus entre
le son dans ses différents attributs (intensité, hauteur,
timbre, localisation, ...) et l'être humain considéré
comme un organisme à la fois corporel et psychique. Il s'agit
non seulement des jouissances esthétiques de la musique, mais
surtout, d'explorer les multiples composantes du son dans leurs effets,
ce qui peut conduire, non seulement à un usage thérapeutique
ou rééducatif du son, mais aussi à l'exploration
d'effets voulus au niveau des émotions les plus intimes.
Comme l'affirme Yehudi Menuhin "le Son pénètre
directement notre corps. Ce que l'oreille peut accomplir à
l'intérieur de notre cerveau, à l'intérieur de
nos vies, rien d'autre ne peut le faire." Il ajoute "l'emploi
des hautes fréquences nous ouvre tout un nouveau monde. La
thérapie sonique a un effet spécifique qui semble avoir
des implications étendues et des résultats étonnants.
Je crois que cela constitue une percée de plus grande efficacité
pour la musique et la santé".
Les basses et moyennes fréquences ont aussi des effets
qui leur sont propres, de même la stimulation différentielle
des deux oreilles, la nature des rythmes, etc... : tout un ensemble
de constatations à la disposition du musicien, du créateur
de jingles, de l'acteur, du danseur, du cinéaste, etc...
La stimulation et l'exercice des fonctions auditives au
moyen de techniques appropriées peut changer l'avenir d'un
individu qui se motive tout à coup pour la lecture et les études,
noue des relations, entreprend des actions dont il se désintéressait
auparavant !
Le développement ou, pourrait-on dire, la sur-éducation
de son système d'écoute (ou sa remise en forme en cas
de difficulté) sont pour l'artiste producteur de sons tout
aussi justifiés que la pratique de l'entraînement pour
le sportif professionnel : le jogging n'est plus un luxe mais un impératif
quotidien. Ainsi, pensons nous, du chanteur ou du musicien qui joue
autant avec son oreille qu'avec son larynx ou ses mains. |