Translated with permission by Dr Bernard Auriol after :
Sleep paralysis in adults reporting repressed, recovered, or continuous
memories of childhood sexual abuse
Journal of Anxiety Disorders, Volume 19, Issue 5 , 2005, Pages 595-602
La paralysie du sommeil se produit typiquement lorsque
le patient se réveille du sommeil paradoxal (Phase des Mouvements Oculaires
Rapides ou REM) avant que la paralysie motrice qui l'accompagne ne disparaisse.
Beaucoup d'épisodes sont accompagnés d'hallucinations tactiles et visuelles,
il y a souvent la perception d'intrus menaçants dans la chambre à coucher.
Pendergrast [ Victimes de la mémoire : Les accusations d'inceste
et les vies brisées, HarperCollins, Londres, 1996] pense que les individus
qui font état de souvenirs réprimés ou récupérés tardivement à propos d'abus
sexuels survenus durant leur enfance pourraient mal interpréter les épisodes
de paralysie du sommeil et leur donner le sens de fragments re-émergeants
de souvenirs réprimés de ces abus sexuels survenus durant leur enfance. Pour
étudier cette hypothèse, on a administré un questionnaire sur la paralysie
du sommeil à des gens faisant état de souvenirs d'abus sexuels survenus durant
leur enfance, sous différents en têtes : souvenirs réprimés (n=18), souvenirs
récupérés (n=14), souvenirs continus (n=36). On a posé le même questionnaire
à un groupe contrôle (n=16) ne rapportant aucune histoire d'abus sexuels survenus
durant leur enfance.
|
La prévalence de la paralysie du sommeil a été de
44% pour le groupe "souvenirs réprimés", 43% pour le groupe
"souvenirs récupérés", 47% pour le groupe "de mémoire
continue" et 13% pour le groupe contrôle.
Un des six individus dans le groupe "souvenirs
récupérés" qui avaient éprouvé la paralysie du sommeil l'a interprétée par
rapport à l'abus sexuel (taux de "17%"). Tous les autres participants
qui avaient rapporté une paralysie du sommeil ont donné d'autres interprétations
(par exemple, avoir vu un fantôme). La dissociation et les symptômes dépressifs
étaient plus communs parmi ceux qui avait éprouvé la paralysie du sommeil que
parmi ceux qui ont nié l'avoir éprouvée.
La plupart des rêves surviennent pendant le sommeil
paradoxal (avec Mouvements Oculaires rapides : REM-sleep ;
Hobson, 1995, pp. 44–45) – phase pendant laquelle le dormeur est incapable
de bouger. La paralysie, dans cette phase est une bonne chose ;
sinon, le dormeur agirait ses rêves et pourrait se blesser (« somnambulisme »
ndt). Cependant, lorsqu’une personne émerge de son sommeil REM, il peut
arriver que les systèmes neuronaux du pôle frontal du cerveau responsables
de la perception, puissent s’activer avant que les mécanismes moteurs
de la moelle épinière n’aient pu rétablir le tonus musculaire, produisant
alors le phénomène connu sous l’expression de « paralysie du sommeil »
(Hobson, 1995, pp. 175–176). Pendant la
paralysie du sommeil, la personne est éveillée, consciente de son environnement
mais se trouve incapable de bouger. Parfois l’activité perceptuelle
propre au rêve fait intrusion dans sa conscience, produisant des hallucinations
hypnopompiques (c’est à dire liées à la phase de réveil). On rêve les yeux
ouvert, pourrait-on dire. Ces hallucinations, typiquement,
peuvent inclure de sentir ou voir un intrus dans la chambre, d’entendre
des pas ou des sons bizarres, ou de ressentir le corps vibrer (Cheyne, Newby-Clark, & Rueffer, 1999). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Rarement plus
pathologiques que les hoquets, la paralysie du sommeil a été éprouvé par
environ 30% de la population générale des étudiants d'université, et environ
5% ont eu un épisode accompagné de la gamme complète des hallucinations, y
compris la vision d’intrus dans la chambre à coucher (Cheyne et al., 1999).
Peu familier avec le phénomène, beaucoup de gens se sont donné des
explications diverses allant des incubes et des fantômes (Hufford, 1982) à la
rencontre avec des aliens (Clancy, McNally, Schacter, Lenzenweger, et Pitman,
2002 ; McNally et al., 2004b). Certains pensent qu'il s’agit de souvenirs
refoulés (ou dissociés) d'abus sexuel subis dans leur enfance (« childhood sexual abuse » ou C.S.A.) ; ils basent leurs conclusions
sur des indices divers : cauchemars, symptômes dépressifs, etc.
(McNally, Clancy, Schacter, et mineur, 2000). C’est ainsi
que Pendergrast (1996, pp 118- 120) a proposé l’idée selon laquelle certains
individus pourraient mal interpréter les épisodes de paralysie du sommeil en
faisant d’eux le résultat de fragments dissociés de souvenirs enterrés
concernant des abus sexuels de l’enfance (CSA). Quelqu'un qui éprouve la
paralysie du sommeil, accompagné de sensations corporelles hallucinatoires et
de visions mettant en scène un intrus dans la chambre à coucher, pourrait
supposer avoir été victime d’abus sexuel durant son enfance. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour explorer
l'idée de Pendergrast, nous avons demandé à quatre groupes d'adultes, qui
avaient participé à notre recherche concernant les traumas et le souvenir, de
remplir un questionnaire visant subtilement les expériences de paralysie du
sommeil. 1.
Un groupe à « mémoire réprimée » a inclus les personnes qui
croient qu'elles ont été sexuellement abusées comme enfants, mais qui n'ont
aucuns souvenirs autobiographiques d'un tel viol. Ils ont inféré leur histoire d'abus à partir d’indices
variés (par exemple, obésité, dysfonctionnement sexuel, humeur dépressive). 2.
Le groupe à « mémoire recouvrée » a inclus les personnes
qui se rappelaient d’au moins un épisode de CSA après beaucoup d'années
pendant lesquelles ils n’y avaient pas
pensé. 3.
Le groupe à « mémoire continue » a rapporté ne jamais avoir
oublié leur CSA. 4.
Le groupe contrôle a nié toute histoire de CSA. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Nous avons
déterminé des différences entre les groupes quant à la prévalence de
paralysie du sommeil, et nous avons
examiné les explications soutenues par les participants. Etant donné (R.J. McNally, S.A. Clancy / Anxiety Disorders 19 , 2005,
595–602) que
les personnes rapportant des expériences peu communes de sommeil (par
exemple, rêves de voler) ont des scores élevés de dissociation et
d'absorption (Watson, 2001), nous avons examiné si les participants
rapportant une paralysie du sommeil étaient plus enclins que d'autres à avoir
un score élevé sur ces mesures. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
1.
Méthode 1.1. Participants Pour recruter
des participants pour notre recherche, nous avons utilisé des annonces de
journal: ·
avez-vous été sexuellement victime d’abus sexuel lorsque vous étiez
enfant ? ·
pensez-vous que vous pourriez avoir été sexuellement victime d’abus ? ·
n'avez-vous aucune histoire d'abus sexuel au cours de votre enfance Après avoir
obtenu un consentement écrit, les correspondants ont subi une interview
relative à leurs souvenirs, ce qui a permis de les affecter à un des quatre
groupes (pour d'autres détails, voir Clancy et McNally, 2004 ; McNally,
Clancy, Barrett, et Parker, 2004a). Après que les protocoles (décrits
ailleurs) concernant les souvenirs aient été remplis, nous avons expédié à
tous les participants le questionnaire concernant la paralysie du sommeil
(décrit ci-dessous). Cette étude a été approuvée par le « Comité
d'université de Harvard concernant les sujets humains » et a été
entreprise d’après les directives de l'association psychologique américaine
pour les études faisant participer des participants humains. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
·
Le groupe à « mémoire réprimée » a inclus 18 participants
(17 femmes), dont l'âge moyen était de 45.9 ans (écart type = 11.4) et qui
pensaient avoir subi des abus sexuels durant leur enfance, sans en avoir
gardé aucun souvenir conscient. Ils ont inféré leurs histoires d'abus à
partir d’indices variés tels que gain de poids, dysfonctionnement sexuel,
``souvenirs corporels '' et humeur dépressive. ·
Le groupe à « mémoire recouvrée » a inclus 14 participants
(8 femmes), dont l'âge moyen était de 44.1 ans ( écart type = 15.6) et qui
ont rapporté s’être souvenu des abus dont ils auraient été victimes, après
beaucoup d'années pendant lesquelles ils n’y avaient pas pensé. ·
Le groupe de « mémoire continue » a inclus 36 participants
(28 femmes), dont l'âge moyen était de 39.7 ans ( écart type =10.2) et qui ont rapporté s'être toujours rappelé
leur CSA. ·
Le groupe contrôle a inclus 16 participants (11 femmes) dont l'âge
moyen était de 40.5 ans ( écart type
=14.7) et qui ont nié toute histoire de CSA. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour les
groupes de sujets faisant état de souvenirs effectifs de CSA (mémoire
continue et recouvrée), nous avons essayé d'obtenir des confirmations
externes des rapports d'abus. Aucun des participants appartenant au groupe de
mémoire recouvrée ne disposait ou n’a pu fournir une source de confirmation. Huit
participants du groupe de mémoire continue ont fourni le nom d'une personne
qui pourrait valider les rapports d'abus, et un autre participant a fourni
une photocopie de journal intime datant de l'abus. Le deuxième auteur a parlé
à tous les informateurs qui, de fait, ont confirmé les rapports d'abus. Inspirés par
les travaux de Cheyne's (2002) et par
son Questionnaire-VIIIa de Waterloo des expériences de sommeil peu
communes, nous avons conçu un questionnaire d'expériences de sommeil
(disponible auorès de R.J. McNally) centré sur la paralysie du sommeil. Ce
questionnaire commence ainsi : Parfois quand ils s’endorment ou quand ils se
réveillent, les gens éprouvent une brève période l'où ils ne peuvent pas
bouger, quoiqu'ils soient éveillés et conscients de leur environnement. Les
chercheurs se réfèrent à cette expérience comme à un épisode de la paralysie
du sommeil. Avez-vous jamais eu un tel épisode de la paralysie du sommeil ? |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour ceux qui
ont affirmé avoir eu un épisode ont eu à répondre à une série de questions au
sujet de la façon dont ils l'ont interprété à l’époque des faits et
maintenant ; ils ont également répondu à des questions au sujet de la
phénoménologie de l'expérience (par exemple, hallucinations, émotions). Les
participants ont rempli le test « échelle d'absorption » (Tellegen
et Atkinson, 1974), un questionnaire visant à mettre en lumière une
prédisposition à s'engager dans des expériences imaginatives ; l’échelle
d'expériences dissociatives (DES ; Bernstein et Putnam, 1986), un questionnaire
pour mettre à jour des phénomènes d’interruption de conscience ; et
l’inventaire de dépression de Beck (BDI ; Beck &
Steer, 1987).
Nous avons examiné si les participants rapportant une paralysie du sommeil
avaient des scores plus élevés sur ces mesures que ceux niant tout phénomène
de paralysie du sommeil. Deux participants du groupe de « mémoire
continue » et deux participants du groupe de contrôle n'ont pas rempli
ces trois questionnaires. En outre, deux participants additionnels du groupe
de « mémoire continue » (dont l’un avec paralysie du sommeil) et un
participant additionnel du groupe de contrôle n'ont pas répondu au
questionnaire « échelle d’absorption ». |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
2.
Résultats 2.1. Prévalence de la paralysie du sommeil La proportion de participants à chaque groupe rapportant un épisode
de paralysie du sommeil était : -
groupe à « mémoire réprimée » (44% ; 8 sur 18
participants), -
groupe à « mémoire recouvrée » (43% ; 6 sur 14
participants), -
Le groupe à « mémoire continue » (47% ; 17 sur 36), -
et « groupe de contrôle » (13% ; 2 sur 16 participants). Un
test 2.2. Les explications des participants sur la paralysie du sommeil Le questionnaire a énuméré plusieurs explications possibles quant à
la paralysie du sommeil. Les participants devaient cercler celles des
explications qu’ils avaient envisagées juste après l'épisode (tableau 1) et
celles auxquelles ils adhèrent aujourd'hui (tableau 2). Seulement un
participant - une femme du groupe à « mémoire recouvrée » - l'a
reliée à l'abus sexuel. La plupart ont supposé avoir rêvé, en dépit du fait
qu’ils étaient éveillés à ce moment là, ou bien ils ont pensé avoir vu un
fantôme. D'autres n'ont eu aucune idée ou proposent des explications absentes de notre liste (par exemple,
« c’est simplement quelque chose qui s'est produit »). Un seul
participant – du groupe de « mémoire continue » - a rempli « paralysie du sommeil »
comme explication. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
2.3. Les
corrélations psychométriques de la paralysie du sommeil Relativement
aux participants qui nient avoir eu de la paralysie du sommeil (n=47), ceux
qui en rapportent (n=33) ont eu des scores plus élevés sur le DES (M= 23.3,
écart type =17.0 versus M=14.1 ;
écart-type= 11.9), t(78) = 2.89, p=.003, unilatéral, effect-size r=.31) [avec
correction pour l'inégalité des variances ; t(52.3) = 2.72, P = .005, effect-size
r=.35]. Pour
l'explication des participants du tableau 1 pour leurs épisodes de paralysie
du sommeil juste après leur expérience, par rapport à ceux qui nient (n=46)
avoir eu de la paralysie du sommeil, ceux qui en ont eu (n=32) ont des scores
marginalement plus élevés à l’échelle d’absorption (M=19.8, écart-type=705
versus M=17.0, écart-type=7.6, t(76)=1.60, P=0.6, unilatéral, effect-size
r=18). Par rapport à ceux qui le nient, (n=47), ceux qui en rapportent
(N=33) ont eu des scores BDI plus élevés (M=18.0, écart-type=10.5 versus
M=11.5, écart-type=9.3, t(78) = 2.89, P=.003, bilatéral, effect-size r=.31) |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
3. Discussion nous avons
constaté que les gens qui disent qu'ils ont été sexuellement maltraités dans
l'enfance sont davantage sujets à éprouver la paralysie du sommeil que ceux
qui nient toute histoire de CSA. Un participant - dans le groupe à mémoire
recouvrée - a interprété sa paralysie
du sommeil par rapport à l'abus sexuel. Bien que notre groupe d'étude ait été
petit, ces résultats suggèrent que 17% des participants appartenant au groupe
de mémoire recouvrée, et recrutés dans un public tout-venant, peuvent
interpréter l'expérience par rapport à des fragments de mémoire de CSA.
Cependant, les participants recrutés
parmi ceux qui suivent une thérapie pour recouvrer la mémoire, peuvent
être plus enclins à approuver une interprétation sexuelle d'abus que ceux
recruté dans le public tout-venant (Pendergrast, 1996, pp 118-120). En effet,
quelques cliniciens éminents ont interprété des rêves en tant que fragments
reflétant des souvenirs réprimées de CSA (par exemple, Alpert, 1994). Les
résultats les plus saisissants concernent les corrélations de la paralysie du
sommeil. Les participants avec paralysie du sommeil, indépendamment du groupe
de mémoire, ont rapporté des symptômes dissociatifs (et des scores
d'absorption marginalement plus élevés) que ceux qui ne se plaignent pas de
paralysie du sommeil. Ces résultats concordent avec ceux d'autres
spécialistes. Bien qu'il n'ait pas évalué la paralysie du sommeil per se,
Watson (2001) a rapporté des corrélations positives entre les scores de
dissociation et les rapports autobiographiques d’expériences inhabituelles
liées au sommeil (par exemple, rêve de voler, hallucinations hypnopompiques,
sensation d’une présence) parmi ses participants (étudiants d'université). De même,
Thalbourne et Houran (2000) ont apporté comme preuve à l'appui de leur
construct de transliminalité – « tendance pour un matériel psychologique
de traverser les seuils vers l’intérieur ou l’extérieur de la
conscience »(p. 853). Les indicateurs de ce trait fondamental incluent
la prédisposition à imaginer, l'absorption, la pensée créatrice, et les
expériences paranormales. Comme Watson (2001) l’indique, les « gens qui
sont enclins à s’intéresser, vifs, et ont des expériences peu communes
pendant le jour tendent également à en avoir la nuit » (p. 532). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Nous avons
également constaté que les participants ayant de la paralysie du sommeil ont
rapporté plus de symptômes dépressifs que les autres. La signification de ce
fait n’est pas claire. Puisque les troubles du sommeil sont courants dans la
dépression, il est possible que les participants rapportant plus de symptômes
de dépression aient un sommeil perturbé, ce qui augmenterait la probabilité
d'avoir des épisodes de paralysie du sommeil. Etant donné que toute
perturbation des habitudes normales de sommeil (par exemple : décalage
horaire, siestes) accroît la probabilité d'un épisode de paralysie du
sommeil, les problèmes de sommeil engendrés par une dépression, pourraient de
même accroître la probabilité de paralysie du sommeil. Pourquoi les personnes
rapportant des histoires de CSA seraient elles particulièrement enclines à
souffrir de paralysie du sommeil ? Les individus qui ont des expériences peu
communes liées au sommeil, ont en général des scores élevés sur les mesures
d'absorption et de dissociation (Watson, 2001), et les gens rapportant des
histoires d'abus sexuel ont également
des scores élevés sur ces mesures (McNally et al., 2000). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
En résumé, les
individus recrutés dans le public tout-venant, qui font état de souvenirs
réprimés, recouvrés ou continus d’abus sexuel pendant leur enfance semblent
plus vulnérables à la paralysie du sommeil que ceux qui nient toute histoire
d’abus sexuel pendant leur enfance. |
Remerciements
La
préparation de cet article a été soutenue par une subvention (MH61268) du
« National Institute of Mental Health » de santé accordée au
premier auteur. Nous remercions Heidi M. Barrett de son aide.
References
Alpert, J. (1994). Analytic reconstruction
in the treatment of an incest survivor. Psychoanalytic Review, 81, 217–235. Beck,
A. T., & Steer, R. A. (1987). Beck depression inventory manual. San Antonio, TX: Psychological Corporation. Bernstein, E.M., Putnam,
F.W. (1986). Development, reliability, and validity of a dissociation scale.
Journal of Nervous and Mental Disease, 174, 727–735. Cheyne, J. A. (2002). Waterloo unusual sleep experiences questionnaire—VIIIa. Available at: http:// watarts.uwaterloo.ca/_acheyne/spquest01.html. Cheyne, J.A., Newby-Clark, I.R., Rueffer, écart type
(1999). Relations among hypnagogic and hypnopompic experiences associated
with sleep paralysis. Journal of Sleep
Research, 8, 313–317. Clancy,
S. A., & McNally, R. J. (2004). Recovered memories of childhood sexual abuse: Forgetting as a consequence
of voluntary suppression, submitted
for publication. Clancy, S.A., McNally, R.J., Schacter, D.L., Lenzenweger,
M.F., Pitman, R.K. (2002). Memory distortion in people reporting abduction
by aliens. Journal of Abnormal Psychology, 111, 455–461. Hobson, J. A. (1995). Sleep. New York:
Scientific American Library. Hufford, D. J. (1982). The terror that comes in the night: An experience-centered study of supernatural
assault traditions. Philadelphia,
PA: University of Pennsylvania Press. McNally, R.J., Clancy, S.A., Schacter,
D.L., Pitman, R.K. (2000). Personality profiles, dissociation, and absorption
in women reporting repressed, recovered, or continuous memories of childhood
sexual abuse. Journal of Consulting
and Clinical Psychology, 68, 1033–1037.
McNally, R.J., Clancy, S.A., Barrett, H.M., Parker, H.A. (2004a). Inhibiting
retrieval of trauma cues in adults reporting histories of childhood sexual
abuse. Cognition and Emotion, 18, 479–493. McNally, R.J., Lasko, N.B., Clancy, S.A.,
Macklin, M.L., Pitman, R.K., Orr, S.P. (2004b). Psychophysiologic responding
during script-driven imagery in people reporting abduction by space aliens.
Psychological
Science, 15, 493–497. Pendergrast, M. (1996).
Victims of memory: Incest accusations
and shattered lives (rev. ed.).
London: HarperCollins. R.J. McNally, S.A.
Clancy / Anxiety Disorders 19 (2005) 595–602 601 Tellegen, A., Atkinson, G. (1974). Openness to absorbing and self-altering
experiences (‘‘absorption’’), a trait related to hypnotic susceptibility.
Journal of Abnormal
Psychology, 83, 268–277. Thalbourne, M.A., Houran,
J. (2000). Transliminality, the mental experience inventory and tolerance
of ambiguity. Personality and Individual
Differences, 28, 853–863. Watson,
D. (2001). Dissociations of the night: individual differences in sleep-related
experiences and their relation to dissociation and schizotypy. Journal of Abnormal Psychology, 110, 526–535. 602 R.J. McNally, S.A.
Clancy / Anxiety Disorders 19 (2005) 595–602
[1] (NdT) Yates suggested that X 2
should be corrected for continuity and proposed the corrected test statistic Although Yates’s correction is best
known for its use in the analysis of 2 × 2 contingency tables, it is also
applicable to the analysis of 2 × 1 contingency tables. A 2 × 1 contingency
table displays the frequencies of occurrence of two categories in a random
sample of size N, drawn from a population in which the proportions of cases
within the two categories are p and 1 . p. The research question is usually
whether the observed numbers of cases x and N . x in the two categories have
been sampled from a population with some pre–specified value of p. This can be
tested using
Pearson’s statistic, which asymptotically has a
distribution
under the null hypothesis. Yates showed that, in this case as well, the use of
Pearson’s
results in p–values which systematically underestimate the
true p–values based on the binomial distribution.
Therefore, he suggested the
corrected statistic . Kendall and Stuart [8] remarked that Yates’s procedure is a
special case of a general concept of a continuity correction, while Pearson
[11] noted that Yates’s correction derives naturally from the Euler–Maclaurin
theorem used to approximate binomial and hypergeometric distributions.
(After
: http://faculty.london.edu/cstefanescu/Yates.pdf)